Feuilles volantes. [Hisa's gallery]

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Feuilles volantes. [Hisa's gallery]

Message par Invité le Mer 25 Mai 2011 - 21:09

Bon bah voilà, je me décide à mettre mes écrits ici, tout simplement parce que j'ai confiance en les membres du forum, et que je souhaite connaître la "valeur" de mon travail, critiques bonnes ou mauvaises quelles qu'elles soient sont toujours bienvenues. Cela permet de s'améliorer =)


Ici seront posté les textes sans suite. Simples nouvelles comme poèmes ou chansons. =)


Texte : Un jour comme les autres...
Spoiler:
♫ Dans le port d'Asterdam, y'a des Junkies qui s'cament, qui s'shootent et qui s'reshootent, les bras couverts de croûtes, dans le port d'Amsterdam, y'a des Junkies qui coulent, pour des traffics pas cools, pour des histoires de came... ♪
La jeune fille tira une latte. La fumée âcre se répandit en elle, innonda ses poumons, brûla sa gorge. Puis elle souffla, et tout s'envola... Elle s'allongea et regarda le ciel bleu. Elle porta à nouveau le joint à ses lèvres, ses yeux se fermèrent lorsqu'elle aspira. Elle était bien, détendue. Retour brutal à la réalité, son chien aboie et grogne après un homme. D'un geste, elle réduit au silence et prononce un seul mot :
"Avance..."
L'inconnu s'avance alors, dans sa main du papier aluminium brille à la lueur de la pleine lune. Il lui tends. Vive, elle lui arrache presque, renifle le paquet. Un léger sourire vient se nicher sur ses lèvres. Dans ses grands yeux couleur sapin, une lumière brille, éclat soudain de désir. Elle fouille quelques instants dans sa tente et en sort une liasse de billets. L'homme se penche, son manteau s'entrouvre et laisse apercevoir un 6.35 à sa ceinture. Un ristus lui déforme le visage. Ce dernier est couvert de cicatrices, pourtant, il reste beau, d'une beauté sauvage et dangereuse.
La jeune fille ouvre le paquet pendant qu'il s'en retourne dans l'ombre, elle saisit une aiguille, elle est remplie du précieux liquide...
Au petit matin, un nouveau chien aboie et la sort de son état comateux. Un large sourire illumine son visage, elle ébouriffe ses cheveux teints en bleu vif. Tente de remettre de l'ordre dans ses atébas et ses dreads, puis abandonne. Elle se lève, lentement, puis se jette dans les bras de l'homme qui se tient devant elle, droit et fier. Ue lueur d'apaisement passe dans son regard. Il est apaisé, elle aussi. Ses cheveux teints en rouge sont dressés en crête sur sa tête, ses oreilles, son arcade, et son nez sont percés. Il serre la jeune fille contre lui comme s'il en dépendait de sa vie, un sourire se fiche brièvement sur ses lèvres.
Il a retrouvé la paix, elle aussi. Puis un rituel habituel suit ces retrouvailles, ils plient la tente, sifflent les chiens, les prennent en laisse, et se partagent les paquetages. Ils les planqueront en chemin, dans un buisson d'épines et de ronces. Ils prennent ensuite la direction des berges, puis traversent le pont et marchent en silence sur les quais.
Sur une place, à côté d'un café, "Le Savannah", et d'un temple protestant, tout le monde est là. Les deux jeunes filles, le crêteux, et la vieille génration, qui leur apprends tous les trucs et prends soin d'eux. Il y a aussi l'antifa engagé, caché derrière la plus grande des filles, celle qu'on surnomme Gitane à cause des cigarettes sans filtre qu'elle s'enfile les unes à la suite des autres. Lui un jour, il partira en camtar, pour poser du son.
La famille, la vraie, même si les liens ne sont pas génétiques, l'amour est là, et bien plus présent qu'ailleurs.
Malgré la desh, malgré le regard des gens, malgré la vie, chacun a une bière, une cloppe à la main, un ou deux joints tournent, certains jonglent, tous rigolent, les chiens jouent entre eux.
Dans la rue, la solitude c'est mortel... Mais l'amour y est beaucoup plus beau, et il y est mille fois plus fort qu'ailleurs...
♪ Le médecin me l'a dit, c'est bon pour l'appétit, c'est bon pour l'appétit, le médecin me l'a dit ! Le médecin dit toujours, c'est bon pour faire l'amour, c'est bon pour faire l'amour, le médecin dit toujours ! Roulons la, la bida, roulons la, la bidaine, roulons la, la bida, roulons la ganja ! ♫


Dernière édition par Hisa le Mer 25 Mai 2011 - 21:11, édité 2 fois

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Re: Feuilles volantes. [Hisa's gallery]

Message par Invité le Mer 25 Mai 2011 - 21:10

Ici sera postée l'histoire que je rédige, basée sur certains faits IRL, mais aussi et surtout, imaginée Smile


Addiction Hors Contrôle



Prologue...
Spoiler:
[extrait du journal de Calamity]
Bonjour... Cher... Journal. Je n'ai pas l'habitude d'écrire sur un support papier... Quand j'étais jeune, enfin, il y a quelques années, avant de me retrouver dans la street, j'utilisais un ordi, comme tout le monde, j'écrivais mal, et le clavier me permettait... [ce passage a été effacé]... Enfin bref, toujours est-il que depuis un moment déjà, j'ai une existence que beaucoup de gens qualifieraient d'étrange. Mais je l'ai choisie. Je dis pas que c'est facile, c'est même dur et épuisant, mais je l'ai choisie. Mon copain est décédé à la suite d'une overdose, je suis internée depuis ce jour, je ne sais pas si je vais m'en sortir... Je veux mourir. Mais des souvenirs ressurgissent, et avec eux, des personnes que j'aurais préféré oublier... Je crois que la mort va devoir m'attendre encore un peu...

[extrait du rapport psychologique]
Mlle Calamity, puisqu'elle se fait appeler ainsi, est fortement perturbée. Elle a subi un fort choc lorsqu'elle a réalisé que Jonas était mort. Ce trauma important se traduit le plus généralement par des crises d'hystérie, et un repli sur elle même, ainsi qu'une négation inquiétante de sa vie. Je déconseille l'usage de seringue ou autres équivalents lors des soins.
nota bene ====> Ce rapport n'aura pas été respecté par l'infirmier. Ce dernier sera l'objet d'une enquête de la part des forces de police. Il serait impliqué dans l'enlèvement, la torture, et la mise à mort de plusieurs personnes en l'espace de quelques mois. Le bilan psychologique de cet individu montre que c'est un sociopathe, à fortes tendances sadiques et dominatrices.


Notre récit démarre légèrement avant que Cal ne soit internée...


Partie 1
Spoiler:
Je courrais. Il fallait que je courre, il fallait que je le rejoigne. Il avait besoin de moi. Il fallait que je sois à ses cotés. Où était-il ? Mon dieu... S'il vous plaît... Aidez-moi à le trouver... Je continue de courir, question de survie. Je le cherche, mais je ne le vois pas.
Je rentre dans quelqu'un, je me retrouve par terre, étourdie par la violence du choc. Une main apparaît dans mon champ de vision, je la saisi, me relève. Les yeux baissés, je m'excuse. Il faut que je le retrouve. Je recommence à courir. Un souvenir fugitif me donne un indice. Je sis fatiguée, pourtant je continue. Je prends la direction du squat. Il doit être là. Il est forcément là-bas. Il ne peut pas être ailleurs...
Je me précipite, bouscule un punk qui sort du squat. Je le connais, il s'appelle Jerk. Je le hais. Une bouffée de colère me raidit, mes poings se serrent. Si ce foutu mouchard est là, alors ça veut qu'il a replongé... Prise de panique, je me jette à l'intérieur. Il est là, assis sur un matelas. Adossé au mur, il me fixe, hagard, une seringue à la main. Je me laisse tomber à ses cotés, lui arrache le fix'.
Son air devient suppliant, puis soudainement, ses yeux se révulsent. Je crie, j'ai peur. Je supplie : « Pas ça... Pas ça... ». Mes paroles résonnent, telle une mélopée sans fin... Comme une mélopée funèbre... Je hurle, il ne peut pas me faire ça. Combien en a-t-il pris ? Il tremble, convulse. Dans ses yeux, je peux lire la peur. Je le serre dans mes bras, terrifiée. Il pleure. Nous pleurons tous les deux...
Puis tout s'arrête. Il respire faiblement. La crise m'a semblé durer une éternité. 3h c'est long. Vraiment long quand la mort hésite à vous prendre la main. Encore une fois, elle me l'a laissé. Je la remercie. Malgré mon envie verser un millier de larmes, mes yeux sont secs. J'ai trop pleuré. Je le regarde, il tremble toujours. Je resserre mes bras autour de lui.
« Jonas.. » Il me fixe de son grand regard vide. Il est livide, son teint cadavérique m'effraie toujours autant. Même après toutes ces années, je ne m'y suis jamais habituée. Un gémissement de douleur lui échappe. Je le couve du regard, prends un mouchoir, et essuie son visage émacié trempé de sueur. Il recommence à prendre des couleurs. Il tremble moins. Seulement de froid.
Je sors mon duvet, roulé en boule au fond de mon sac à dos. Le met sur nous. Je me blottis contre lui, si maigre... Pourquoi a-t-il replongé ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?! Question lancinante, obsédante... Je ferme les yeux, écoute son cœur battre irrégulièrement. *Faites qu'il ne s'arrête jamais...* Il passe ses bras autour de moi, me serre contre lui comme si sa vie en dépendait. Je suis sa bouée de sauvetage, il a besoin de moi...
Parfois, je me décourage, mais un regard sur lui me redonne la force. Tant que je serais là, il vivra. Tant que je l'aimerais, je pourrais tout subir pour lui. Je m'endors, lui aussi. Je sais que je me réveillerais s'il bouge. Mais il ne partira pas. Je suis là... Pour toujours. Je lui en ai fait la promesse.


Partie 2
Spoiler:
*La jeune fille cours, elle pleure. La terreur se lit sur son visage fin. Elle crie, il faut que quelqu'un lui vienne en aide, mais il n'y a personne... Personne pour la sauver. Elle est seule.*
Je me réveille en sursaut. Jonas est là. Il tremble, couvert de sueur. Son visage tiré se tord pour me faire un léger sourire. Il est pâle. Le sevrage est difficile, le manque se fait ressentir, méchamment. Il perd de plus en plus de poids, ne parle pratiquement plus. Il faut qu'il tienne. Il en va de sa vie. Il en va de la mienne. Je dépose un léger bisou sur son front, lui rajoute une couverture. Puis à contrecœur, je sors. Il faut qu'on mange. Déjà deux jours que nos ventres crient famine. Je me dirige vers la boulangerie, lorsque j'entre, la vendeuse me tend un gros sac plastique rempli des invendus de la veille. Je lui souris, la remerciant de tout mon être.

►Je sens que Calamity se lève. Je tremble. Je dois lutter, pour elle... Elle dépose un bisou léger sur mon front brûlant, et me rajoute une couverture. J'ai froid, j'ai chaud, je ne sais plus quoi faire. Je tente de sourire à mon ange, elle me regarde brièvement. Dans ses yeux, je peux voir à quel point elle s'inquiète. Je voudrais tellement la revoir sourire... Elle sort de la tente. Je sais qu'elle va chercher à manger, mais je n'ai pas faim. Je ne sens plus la faim. Maintenant qu'elle n'est plus là, tout me paraît vide de sens. Le manque en profite pour faire son retour. Je me crispe. J'ai l'impression que tous mes muscles sont tétanisés, je n'arrive plus à respirer, j'étouffe... Une envie de vomir me soulève le cœur. Je sors de la tente, il faut que je prenne l'air. Je me sens si faible... J'en ai besoin... Un besoin viscéral, mortel. Je lutte, il faut que je pense à autre chose. Je songe un instant à m'attacher à l'arbre le plus proche, puis j'oublie cette idée idiote. Je tourne en rond comme un lion en cage. J'ai l'impression que ma tête va exploser.

• Lorsque j'arrive à la tente, il n'y a plus personne. Où est Jonas ? Le cauchemar qui m'a réveillée refait surface, vicieux. Je lâche le sac. Je cours à nouveau. Il faut que je le trouve, et vite. La journée passe, et avec elle, meurent mes espoirs... Je prie pour qu'il soit seulement allé faire un tour, mais je sais au fond de moi, que désormais, les seringues l'attirent plus que la vie. Les squatteurs m'ont aidée, mais personne ne l'a trouvé. Aux alentours de minuit, quelqu'un m'appelle. Il faut que je vienne, tout de suite.
L'inquiétude me ronge pendant que je fais du stop. Des dizaines de souvenirs refont surface, ma rencontre avec Jonas sur les marches du temple où on squattait l'été, notre amitié de base se transformant en relation fusionnelle au fil des semaines... Sa visite surprise au lycée alors que je passais mon bac... La tête que les élèves ont tiré en le voyant débarquer... Ce jour, nous nous étions attachés l'un à l'autre, pour ne plus se quitter...

►Il m'en faut... Juste un peu... Je vais réduire plus doucement... D'un coup, c'est impossible. Je souffre trop, mon corps me hurle son besoin, me le fait sentir dans chaque muscle, chaque fibre, chaque cellule... Je n'y tiens plus, il me faut une dose. Juste une. Je prends conscience du chemin que j'ai parcouru tout au long de ma crise, j'ai marché, perdu dans les méandres de mon esprit, jusqu'à mon premier squat. Jerk est là. Je sais que Calamity le hait. Je sais que je ne dois pas l'approcher... Pourtant, je vis le voir. Je vais juste en prendre une petite. Une dernière... Un sourire étire son visage taillé à la serpe. Je suis fébrile, je sais qu'il a sur lui ce qui me manque tant. Je sors nerveusement une liasse de billets planquée dans un trou de ma manche. Je tremble de plus en plus pendant qu'il cherche, en prenant tout son temps, temps qui m'est précieux, ce qu'il me faut. Une pensée fugitive me ramène à Calamity. Je voudrais revoir son sourire... Je secoue la tête, me re-concentre à nouveau sur celui qui me fait patienter. Jerk me donne quelque chose, un rictus étrange plaqué sur ses lèvres gercées, puis il s'en va. Je vais m'installer dans un coin, sors mon matériel.
J'ai un instant d'hésitation au moment d'enfoncer l'aiguille dans mon bras à la peau durcie. La nuit est tombée. Les étoiles brillent, je pique, puis je presse. Le produit s'insinue dans mes veines, je m'allonge. Calamity est devant moi, elle me sourit, comme avant. Je suis bien, mon esprit se vide, puis plus rien. Désormais, la lune veille sur mon sommeil éternel...

• Enfin, j'arrive dans un squat que je ne connaissais pas encore. Il est là. Deux personnes l'entourent. Je commence à trébucher, le sol me paraît bien inégal tout d'un coup... Non, pas ça... J'avance, pas après pas. Un cri silencieux me déchire la poitrine. Je reconnais les deux personnes qui sont à ses cotés... Dom me regarde, détourne les yeux. Alex ne me jette même pas un coup d'œil.
Jonas ne bouge pas. Ma vue se brouille. Je tombe à genoux, à coté de mon cœur, de celui qui représente ma vie. Il ne respire plus. Ses yeux sont grand ouverts, contemplent le ciel étoilé, son dernier fix' dans le bras. J'arrache l'intraveineuse, mes larmes coulent, mais je ne les sens pas. Doucement, je caresse le visage de Jonas. Dom lui ferme les yeux. Alors, le cri que je retenais se libère. Je m'effondre en hurlant.
Je bourre le corps de coups de poings, l'insultant, lui demandant de revenir, le suppliant de ne pas m'abandonner. M'excusant d'être allée chercher à manger, de ne pas être restée avec lui. Dom me retiens, Alex me prends dans ses bras, et me tends une bière. Je caresse une dernière fois le visage de Jonas. Il est glacé. Cette fois, son teint cadavérique ne s'effacera pas... Il ne reprendra plus de couleurs, ne me sourira plus... Je ne sais plus où je suis, je panique. Alors, tout devient noir...


Partie 3
[en cours d'écriture =)]




Dernière édition par Hisa le Mer 25 Mai 2011 - 21:19, édité 1 fois

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Message par Invité le Mer 25 Mai 2011 - 21:10

+2

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Message par Invité le Mer 25 Mai 2011 - 21:10

+3 parce que jamais 2 sans 3 Cool

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